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Transformation du bois

Problématiques rencontrées lors de nos interventions...

transformation du bois

Le processus de transformation du bois comprend plusieurs étapes qui génèrent des particules (soit des copeaux, des sciures) et des poussières diverses. Le tronçonnage, l’écorçage, le sciage, le rabotage, le fraisage, le sablage et l’usinage de différentes essences de bois sont employés dans une myriade d’entreprises, d’instituts des métiers et des techniques, et dans des écoles de formation professionnelle. Des systèmes d’aspiration locale (SAL) doivent être adaptés à chaque procédé avec une attention particulière portée aux particules combustibles en bois.

Procédés / sources de contamination et dangers potentiels

Composition des matériaux – Méthodes de fabrication

Les aérocontaminants en poussières de bois varient selon leur espèce, leur composition et les méthodes employées pour générer des poussières que nous pouvons identifier comme des sources possibles. Une bonne compréhension des procédés de fabrication est l’élément clé pour bien cibler les différentes sources mises à contribution. Ces efforts visent à promouvoir le développement de nouveaux outils et de revoir les méthodes en usage afin de réduire le nombre et la taille des sources, et les nuages de poussière engendrés par ces processus.

Nuages d’aérocontaminants – Surfaces chargées de poussières

Les systèmes d’aspiration locale (SAL) doivent être adaptés aux différents procédés; c’est-à-dire aménager les puits, les hottes et les conduits de captage pour recouvrir l’aire de transformation du bois, soit le sciage, le taillage, le sablage, etc.; maintenir la vitesse nécessaire au flux d’air pour bien aspirer l’air chargé de contaminants, sinon les appareils n’arrivent pas à évacuer l’air vicié à temps.

Par ailleurs, certains travailleurs utilisent le jet d’air comprimé pour déloger les poussières accumulées sur leurs vêtements, sur les surfaces ou sur les pièces de travail; les poussières ainsi projetées en l’air restent en suspension et ne font qu’aggraver la situation. D’autres situations aussi occasionnent des problèmes, à savoir le sablage à main nue et l’empilage des produits ensachés (ou des panneaux de bois) sur des surfaces déjà chargées de poussières. Ces activités contaminent non pas seulement les vêtements des travailleurs, mais engendrent des panaches de poussières. Toutes ces situations démontrent la nécessité de mieux comprendre les procédés qui engendrent des poussières et de la manière dont elles sont dispersées dans le milieu environnant.

Bois durs – Bois mous – Panneaux en agglomérés – Panneaux MDF

Les matériaux qui entrent dans un bois d'ingénierie varient selon leur utilisation. Par exemple, le bois dur (de la famille des feuillus comme le bouleau, le peuplier faux tremble et l’érable) génère des particules plus fines en comparaison avec celles qui proviennent d’un bois mou (qui est de la famille des conifères résineux comme l’épinette, le pin et le cèdre).

Le panneau en agglomérés (ou panneau de particules, ou panneau de fibres de bois à moyenne densité MDF) contient des copeaux, des particules ou des fibres en bois réunis ensemble à l’aide d’un liant, soit de la colle ou des résines. Bien qu’il soit un bon matériau pour des panneaux à usage polyvalent, sa fabrication en usine mets en péril la santé les travailleurs. En effet, scier, percer ou usiner un panneau MDF expose à de très fines poussières et au formaldéhyde, un ingrédient cancérigène qui entre dans la fabrication de la résine.

Outre les effets toxiques des résines à base de formaldéhyde, l’exposition aux poussières de la coupe et du sablage des cabinets MDF dans les ateliers de bois est tributaire d’abord de la proximité de l’outil avec son opérateur, et deuxièmement des fractions inhalables ou inspirables (par opposition aux fractions alvéolaires ou respirables selon la norme européenne EN 481), les fractions grossières ou inhalables ayant les plus fortes concentrations (densité) des poussières.

Risques pour la santé / sécurité

La respiration des poussières de bois, soit à répétition ou de manière prolongée, est à court et à long terme néfaste pour la santé des travailleurs. Selon l’essence du bois, les poussières engendrées lors du traitement (par exemple, le sciage) contiennent plusieurs composés actifs biologiquement, à faible poids moléculaire (comme des alcools ou des terpènes).

Les poussières sont un agent cancérigène pour l’homme, avec un lien de cause à effet entre les cancers des cavités nasales et une exposition à des taux élevés de poussières, en provenance notamment des espèces en bois dur. Parmi les effets nocifs d’une exposition à court terme, il y a l’irritation causée aux yeux, au nez et à la gorge. Des fonctions pulmonaires réduites, des symptômes respiratoires et des réactions allergiques en hausse font partie des maladies décelées chez les personnes exposées. Si les personnes ne reçoivent pas les soins appropriés, les symptômes peuvent s’aggraver au point de conduire à un asthme lié au travail et à d’autres maladies pulmonaires.  

Méthodes de prévention

Limites d’exposition

Des limites d’exposition en milieu de travail (LEMT) en matière de poussières acceptables ou admissibles ont été établies par réglementation fédérale canadienne et par le RSST au Québec. L’ACGIH (American conference of governmental industrial hygienists) a défini des valeurs maximales (Threshold limit value, TLV) pour la concentration de certains polluants dans l’air en milieu professionnel.

En Angleterre, la norme HSG 258 propose une ligne de conduite pour les fournisseurs / usagers afin de cibler les sources d’exposition aux contaminants; elle fournit une trousse d’outils pour choisir les systèmes d’aspiration locale (SAL) les mieux adaptés selon les circonstances, pour s’assurer que ceux-ci répondent adéquatement à la tâche et qu’au fil du temps ils continuent de démontrer leur efficacité.

L’IRSST (au Québec), l'Institut national pour la santé et la sécurité au travail (NIOSH) aux États-Unis et les centres de recherche affiliés en Angleterre, en France et en Allemagne coordonnent leurs efforts ensemble pour promouvoir la santé et la sécurité des travailleurs dans l’industrie.

Minimiser les risques en matière d’incendie et d’explosion

Dans la majorité des cas, les poussières de bois sont combustibles et, selon les circonstances, elles peuvent être à l’origine d’une explosion. L’élément déclencheur peut être une étincelle, une décharge d’électricité statique, un frottement (ou une friction) entre deux matières en mouvement ou encore le contact avec des matières incandescentes. Habituellement, le souffle de la première explosion déplace les poussières combustibles accumulées sur les surfaces et les charpentes, et les projette dans un nuage de poussière aux dimensions imprévisibles et plus étendues, bien souvent en dehors du voisinage immédiat des opérations. Ce nuage, en contact avec d’autres sources de chaleur ou de feu, déclenche à son tour une seconde explosion et parfois une boule de feu aux conséquences dévastatrices.

Afin de minimiser les risques en matière d’incendie et d’explosion, et pour éviter des pertes en vies humaines ou en biens matériels, prévoir installer des équipements de prévention incendie, à savoir des extincteurs automatiques ou gicleurs, et des évents de déflagration dans l’aménagement et le design des systèmes de captage, de transport et de collecte des poussières. Ceci sera fait selon les exigences de la directive ATEX 2014/34/EU du parlement européen, de la norme HAZLOC (en Amérique du Nord) et de la norme NFPA 664.

Aménagement et design du système de collecte des poussières

Maintenir à 15 m/s la vitesse du flux d’air dans les conduits d’alimentation pour bien aspirer les poussières légères (par exemple, les sciures de bois) et à 20 m/s pour les copeaux et les planures de bois.

Des ajouts ou des accessoires supplémentaires peuvent améliorer la sécurité et la fiabilité des systèmes de collecte des poussières. Utiliser un dépoussiéreur-cyclone pour filtrer les particules de plus grande taille ou s’en servir comme préfiltre en amont d’un dépoussiéreur à cartouche qui doit passer des quantités importantes de particules de taille différente. Dans l’industrie de la transformation du bois, plusieurs fabricants et ateliers auraient avantage à posséder un système de collecte de poussières avec des filtres à cartouche, adapté selon leurs besoins. Les dépoussiéreurs à sacs filtrants et à secouage sont tout indiqués pour un usage polyvalent, voire occasionnel comme dans les ateliers des écoles techniques ou professionnelles.

Pour le traitement des poussières combustibles, choisir un emplacement à l’extérieur des bâtiments pour les unités de collecte et de filtrage et prévoir des équipements de protection incendie, et si nécessaire des filtres à cartouches ignifuges, selon les dispositions des normes NFPA. Des filtres à larges plis conviennent le mieux pour les particules de grande taille.

  • Bois BSL

    (Matane, Québec)

    Fabricant de bûches énergétiques.

    Captation des particules ayant une humidité relative élevé.à la sortie du séchoir rotatif .

  • Mobilier Direct

    (Sherbrooke, Québec)

    Mobilier de bureau.

    Ajout d’un dépoussiéreur à secouage pour connecter au nouveau CNC.

  • Uniboard

    (Sayabec, Québec)

    Fabricant de panneaux de particules.

    Recirculation de l'énergie des gaz de combustion vers les séchoirs.

  • Sherwood

    (Sherbrooke, Estrie)

    Usine de bâtons de hockey.

    Installation d’un système d’entraînement à fréquence variable.

  • Lauzon

    (Papineauville, Outaouais)

    Usine de granules.

    Préchauffage et pré-séchage de la matière première avec l’énergie résiduelle.

  • Boisaco

    (Sacré-Coeur, Saguenay)

    Producteur en bois d’œuvre.

    Installation d'une nouvelle chaudière à biomasse pour un séchoirs à bois.

  • BP Canada

    (Pont-Rouge, Capitale Nationale)

    Fabricant de matériaux de construction

    Décentralisation de la vapeur par deux nouvelles chaudières à chauffage instantané.

  • Bois de foyer IGL

    (Saint-Pamphile, Chaudière-Appalaches)

    Séchage et emballage de bûches.

    Substitution de propane et mazout léger par de la biomasse.

  • Granulco

    (Sacré-Cœur, Québec)

    Fabricant de granules.

    Captation des particules ayant une humidité relative élevé.à la sortie du séchoir rotatif .

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